Les plus optimistes pensent souvent que le meilleur protocole finit par s’imposer mais l’histoire montre que traditionnellement, les batailles de standards se terminent simplement par la victoire du plus fort sur le marché : JVC avec le VHS, Sony avec le Blu-ray, etc….

Aujourd’hui, les protocoles de visioconférence en présence sont particulièrement musclées : Microsoft et son Skype for Business, les « historiques » Cisco/Polycom/Lifesize/… et leurs machines H323/H264, Google avec son webRTC/VP8, … Pour l’audio par ailleurs, le codec OPUS a toutes les chances de tenir le haut du panier pendant quelques années encore.

Avant de choisir son protocole de visioconférence, voici un résumé des forces et faiblesses des principales solutions qui pourraient s’imposer à l’avenir :  

H265

H264 devrait à l’avenir évoluer vers un nouveau standard beaucoup plus performant : H265 ou encore HEVC comme High Efficiency Video Coding, qui a vu le jour en 2013.

  • Les forces :

H265 est capable de transmettre la même vidéo que H264 pour un débit … deux fois inférieur. Ce qui est déjà en soi un progrès spectaculaire, mais de plus cette évolution va dans le sens de l’histoire avec l’avènement de la 4K. La grande force de H265 dans cette bataille de protocoles, c’est que toute la chaine audiovisuelle est aujourd’hui utilisatrice de ce type de standard (H264/H265).

  • Les faiblesses :

H265 nécessite une très grosse capacité de calcul, et donc des coûts supplémentaires. Les fabricants vont donc prendre le temps avant d’abandonner leurs machines H264.

WEBRTC/VP8

  • Les forces :

La communication directe (« peer to peer ») entre deux navigateurs (après une négociation par un serveur tiers) sans aucune technologie propriétaire est une idée extrêmement séduisante. De plus, cette technologie est poussée par Google dont on connaît le poids en matière de prescription. Une partie du monde de la visio n’hésite donc pas à annoncer que le match est plié et que webRTC est à l’avenir du web ce que HTML était à l’origine.

  • Les faiblesses :

Pas de solution hardware (les Intel et consorts ont développé leurs puces pour H264) et surtout le parc existant en H264 est juste énorme : nul doute que ce sera un frein important pendant des années pour le webRTC. Par ailleurs, il reste une incertitude sur la position de Microsoft vis-à-vis de cette technologie.

LE CLOUD

  • Les forces :

La gestion de votre infrastructure est assurée par un professionnel qui est le mieux placé pour :

  • gérer les évolutions
  • assurer la sécurité
  • développer les interfaces avec de nouveaux protocoles
  • rationaliser l’outil et les coûts.

Beaucoup l’affirment aujourd’hui, aucun standard ne va s’imposer avant longtemps, par conséquent la solution est dans le Cloud : ce dernier va devenir le modèle dominant d’une infrastructure qui fédère les différents protocoles à travers des passerelles remises à jour par les éditeurs ou des acteurs spécialisés.

  • Les faiblesses :

Le cloud repose sur une infrastructure hébergée par un tiers et donc un coût récurrent pour l’utilisateur. Tout le monde n’est pas prêt à ce modèle économique. Par ailleurs, pourquoi systématiser le passage par un datacenter alors que la majorité des visioconférences ont lieu en point-à-point ? Le peer-to-peer du webRTC permet lui une connexion directe.


Il faut avoir à l’esprit que si le protocole est un facteur important de sélection, ce n’est pas le seul: le choix des périphériques (caméra, micro, …), la bande passante disponible et l’agencement de votre salle visio sont tout aussi déterminants pour la qualité d’une expérience de visioconférence.

Mais comment faire le choix de l’ecosystème visioconférence adapté aux besoins de son entreprise ?

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